«La très grande majorité de nos concitoyens du monde issu de l'esclavage (Guyane, Guadeloupe, Martinique et La Réunion) est convaincue que l'histoire de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions continue d'être largement ignorée, négligée, marginalisée. Ces concitoyens perçoivent cet état de fait comme un déni de leur propre existence et de leur intégration dans la République. Ils attendent de l'Etat, au-delà de tous les clivages, un acte symbolique fort et des actions, qui donnent un prolongement à la loi du 21 mai 2001.1»
Un rendez-vous important pour la communauté s'annonce. La date du 10 mai, est censée devenir importante, car il s'agira pour la République de rendre hommage aux victimes de l'esclavage et de la traite négrière, et par conséquent, d'endosser sa responsabilité dans cette tragédie qui a vu la déportation de millions d'hommes noirs, mais pas exclusivement2 vers les Amériques et l'océan indien en vue d'enrichir les siècles...